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Eviter la noyade

J’avoue avoir été bien surprise quand j’ai lu le nombre d’accidents de noyade en France. Le risque n’est vraiment pas anecdotique ! Du coup, j’ai travaillé dans un premier temps sur le cas des enfants pour lesquels la menace est grande. https://rendez-vous-sage.com/?p=136&preview=true. Mais, le danger concerne tout le monde, éviter la noyade est l’affaire de chacun ! Alors même si des catégories de populations apparaissent plus vulnérables, rafraîchissons quelques connaissances utiles avant de sauter à l’eau !

Pour commencer, quelques chiffres afin de bien prendre conscience de l’amplitude du danger de la noyade.

Durant une enquête menée en 2015, plus de 1 200 noyades accidentelles ont été recensées de juin à septembre. Sur ces 1 200 accidents, pas loin de 440 décès on été déplorés. On peut ainsi calculer durant une saison, la moyenne est quasi de 4 décès par jour…

Les victimes principales sont :

  • 18% des enfants de moins de 6 ans (226 noyades recensées dont 29 décès)

  • 46% des adultes de plus de 45 ans (568 recensées dont 260 décès).

A noter que les 2/3 des victimes de noyade sont des hommes.

Quelles sont les causes de noyade ?

Les causes dépendent beaucoup des catégories d’âge, ainsi on note que :

  • Pour les enfants de moins de 13 ans, il existe encore malheureusement 2 causes majeures :

1 – le manque de surveillanceEviter la noyade.

2 – ne pas savoir nager.

  • Pour les 13 / 24 ans, la noyade est souvent due aux courants ou à un épuisement, plus de 25 % dans les deux cas.

  • Pour les 25 / 44 ans, la noyade est consécutive à un épuisement ou à une chute.

  • Pour les 45 ans et plus, presque 50 % des noyades sont liées à un problème de santé (épilepsie/malaise cardiaque,…), suivent les chutes dans 20 % des cas recensés puis dans plus de 10 % le drame advient suite à un épuisement.

L’alcool, cause de noyade.

Nous savons tous que, globalement, la consommation d’alcool dérègle nos sens. Alors, lorsque nous sommes à proximité de l’eau, le danger s’accroît. Il existe deux genres de risques de noyade lors de la baignade d’une personne alcoolisée :

  1. Par hydrocution, car l’alcool montant vite au cerveau, les vaisseaux sanguins sont dilatés par la chaleur mais aussi par l’alcool. Le corps devient alors plus sensible à un choc thermique.

  2. L’ivresse amenant souvent une appréciation fantaisiste de la réalité, nous risquons de ne pas bien juger les conditions environnantes, de surestimer nos capacités physiques nous projetant ainsi dans des situations dangereuses où le risque d’épuisement nous guette.

Pour illustrer cela, une vidéo sympa pour alerter le public des dangers de la baignade en état d’ébriété qu’ a relayé Santé Magazine. Elle a été réalisée en Suède avec le concours de l’équipe nationale de nageurs synchronisés, multichampions du monde de la discipline.

Sous contrôle médical, les sportifs, après une consommation d’alcool excessive, doivent réaliser leurs exercices habituels. En vain. Certains nageurs ont même eu besoin d’assistance pour sortir de l’eau…

https://www.santemagazine.fr/actualites/video-boire-de-lalcool-et-nager-une-tres-mauvaise-idee-191442

Prévenir la noyade par hydrocution.

Attention à la différence de température entre l’air et l’eau ! Trop de personnes se noient encore suite à une hydrocution ou choc thermique après être rentrées trop vite dans l’eau.

Le risque existe après :

  • une longue exposition au soleil, l’exemple typique du gars qui sort d’une sieste, tout transpirant et qui pour se réveiller, court et se jette à l’eau la tête la première !

  • un excès d’alcool ou un repas trop copieux. En effet, la digestion est la période la plus fréquente pour les accidents d’hydrocution ; plus précisément une heure après, lorsque le processus physiologique réclame le plus d’énergie. Ce sont donc des ressources en moins pour que le corps s’adaptent aux nouvelles conditions (eau plus froide que la température corporelle). Le risque est un choc pouvant entraîner une perte de connaissance, donc la noyade.

Il est donc sage de rentrer dans l’eau progressivement en se mouillant la nuque, zone où passent de gros vaisseaux sanguins et de multiples commandes nerveuses. Mouiller également son torse, son ventre et son dos. Ainsi, le corps est informé de son nouvel environnement et ne souffrira pas de choc. Par contre :

  • Un mal de tête,

  • des crampes,

  • des frissons,

  • une angoisse, 

  • des démangeaisons sont les signes d’un trouble physique qui nous alertent lors de l’entrée dans l’eau que notre corps ne supportera pas la baignade.

Les pompiers rapportent un plus gros pourcentage d’interventions à ce sujet en piscine qu’en bord de mer ! L’eau y est, en général, plus chaude et nous sommes plus en confiance dans cet environnement et l’entrée dans l’eau se fait plus brutalement.

A NOTER : Pour secourir une personne victime d’hydrocution, l’unique moyen est le massage cardiaque.

Des âges plus vulnérables face à la noyade.

Comme nous l’avons vu en intro, les enfants et les personnes de plus de 45 ans, sont les deux populations particulièrement touchées en France.

La noyade est même la 1° cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 15 ans.

La première solution pour éviter la noyade : la surveillance. Rien de ne doit nous éloigner des enfants lorsqu’ils sont dans ou à proximité de l’eau ! Voir page : https://rendez-vous-sage.com/?p=136&preview=true.

Les victimes de noyade sont, en majorité, âgées de 45 ans et plus. Plus de 550 accidents ont été recensées et 260 cas ont été fatals. C’est 46% des victimes de noyade en France ! Dans quasiment 50% des cas, un problème de santé est signalé.

Et c’est à partir de 65 ans que la proportion d’accidents mortels est la plus forte. Pour les aînés, c’est une moyenne d’un décès / jour en saison ! Ces drames sont dans la moitié des cas liés à un problème de santé (maladie cardiaque, épilepsie, malaise), à une faiblesse qui conduit à l’épuisement. Une prothèse au genou, par exemple, entraîne des difficultés à nager, particulièrement en eau froide .

Les courants marins sont aussi fréquemment désignés car ils engendrent l’épuisement. C’est pourquoi, il faut choisir un environnement de baignade en adéquation à sa condition physique. L’Institut National de Veille Sanitaire, invite cette catégorie de la population à bien jauger leur état de santé avant d’envisager de se mettre à l’eau.

En plein été, en période de grosses chaleurs, quelques précautions permettent d’anticiper un malaise : Ne pas trop s’exposer au soleil (penser à un parasol) et boire, boire beaucoup d’eau afin de conserver son corps frais. 

A tout âge, apprendre à nager pour écarter le danger de la noyade.

Les deux populations les plus touchées par les accidents par noyade, sont celles qui justement ignorent l’apprentissage de la natation, les enfants de moins de 6 ans et les personnes de plus de 65 ans.

Ça parait évident mais compte tenu des chiffres dramatiques, soulignons que la prévention du risque de noyade se base aussi sur l’acquisition de la nage et précisons que ces connaissances peuvent s’assimiler à tout âge !

Pour les enfants en parallèle d’une surveillance assidue et permanente,  évidemment, l’apprentissage de la natation constitue une sécurité. En France, l’instruction est calée à 6 ans. Trop tardif selon certains. Pour y palier, il existe des programmes « bébés nageurs » dans beaucoup de centres aquatiques. Ceci dit, il ne faut pas imaginer que même s’il sait nager, un enfant n’est jamais totalement exclu du risque noyade ! Il est donc important en plus de ces mesures, de lui expliquer le danger potentiel de l’eau.

Ceci dit, gardons en tête que savoir nager dans un environnement artificiel (en piscine) n’est pas aussi exigeant que se baigner en milieu naturel, mer, lac ou rivière !

Des lieux plus risqués que d’autres ?

Le danger existe partout ! Eh oui… De façon générale, la baignade comporte des risques par la nature même de l’activité. C’est en fait, « une mise en danger » volontaire car nous sommes des êtres terrestres et n’avons donc pas les dispositions nécessaires au milieu aquatique. Nous exigeons alors à notre organisme des efforts d’adaptation, éventuellement sportifs dans un environnement pour lequel il n’est pas fait.

Le théâtre des drames est majoritairement la mer, 50%. Suivent les piscines et cours ou plans d’eau pour respectivement 24 et 22%. Soulignons le taux très élevé de décès sur ces lieux :

  • en cours d’eau : 115 pour 157 accidents

  • en plans d’eau : 65 pour 132 accidents.

Afin de ne pas ajouter de menace inutile, on se renseignera sur le lieu de baignade à venir. Il semble, en effet que 50% des victimes de noyade ne résidaient pas dans le département du lieu du drame. Alors, afin de mieux appréhender l’environnement dans lequel on va évoluer, on peut taper quelques mots dans la barre de recherche internet de son portable, par exemple ou faire un arrêt au poste de secours de la plage

    • En lac, rivière et plans d’eau, 6 règles à connaître pour se protéger de la noyade.

Les eaux y paraissent tranquilles, calmes, s’y baigner semble alors sans risque. Mais les apparences sont trompeuses ! Là aussi l’environnement et la condition physique sont souvent mal évaluésSavoir analyser l'environnement de baignade pour éviter la noyade.

Les accidents d’adultes victimes de noyade sont consécutifs à une activité dangereuse et/ou solitaire, à un malaise, une chute en relation avec une consommation d’alcool. L’alcool est à l’origine de ¼ des noyades en eau douce.

Globalement, là aussi, prendre le temps d’observer l’environnement, le flux de l’eau, est judicieux.

  1. Observer la surface de l’eau afin d’y déceler d’éventuels courants, tourbillons. En rivière, les courants peuvent être étonnamment forts et en quelques secondes nous emportés et peuvent se manifester de façon irrégulière selon les passages.

  2. Il est bon de choisir un accès à l’eau en pente douce car les berges ne sont pas forcement stables ou facilement accessibles. Un affaissement du terrain peut piéger lorsqu’il est temps de sortir de l’eau.

  3. Il est utile également de bien apprécier le fond de l’eau. En effet, le fond de lac, de rivière n’est pas égal et des trous peuvent surprendre les enfants.

  4. Le niveau d’eau peut parfois changer subitement, suite au lâcher d’un barrage ou de fortes pluies. En quelques minutes, le volume et le débit d’eau s’accroissent violemment.

  5. Il ne faut pas oublier que les cours d’eau peuvent charrier des branches voire des troncs. Jetez un œil régulièrement en amont pour vérifier que rien ne risque de blesser les nageurs en passant.

  6. Comme en mer, hors zone de baignade surveillée, contrôlez qu’aucun bateau, jet-ski ne tourne trop près car il n’y a qu’un petit point à la surface, la tête qui signale la présence d’un baigneur! Les reflets du soleil sur l’eau, quelques brasses sous la surface et le repère disparaît.

Le cas étrange des tourbillons.

Alors que j’avais commencé l’écriture de cet article, un soir, une collègue me relate la mauvaise expérience qu’a vécu son frère.

Jeune militaire d’une vingtaine d’année, il se baigne avec des copains, dans un lac de Savoie pourtant à un moment, pas loin du bord, il se sent comme aspiré. Le garçon est pourtant costaud mais ne parvient pas à s’extirper de cette force qui le tire par le fond. Le pantalon et baskets glissent et filent. Ne comprenant pas, il s’acharne à s’en sortir puis finit par demander de l’aide. Ses amis, après un moment d’incompréhension, s’efforcent de le sortir de l’eau. Ils seront trois garçons, militaires eux aussi pour parvenir au sauvetage. Enfin, les pompiers arrivent pour procéder aux premiers soins car la victime n’était pas loin de perdre connaissance et la quantité d’eau ingérée a causé un traumatisme, entravant sa respiration. Le lendemain matin, le frère de ma collègue sort de l’hôpital sain et sauf.

Un tourbillon est un phénomène difficilement explicable. Il semble survenir dans divers cas, les paramètres sont multiples, leur conjugaison aléatoire. On peut communément observer que le passage de l’eau au-dessus d’un obstacle comme un rocher dans un cours d’eau engendre ce phénomène. C’est le cas en mer. Dans ce milieu là, il y a la rencontre entre courants qui peuvent aussi déclencher ces vortex. La pression du vent sur l’eau peut également avoir une incidence.

En lac ou en rivière, l’irrégularité des fonds serait en cause. C’est l’explication avancée dans le cas du frère de ma collègue. La chaleur de l’été créerait des crevasses dans le sol suite aux décrues rapides consécutives aux fortes chaleurs et ces crevasses engendreraient des siphons…

    • En bord de mer, prévenir les différents risques de noyade.

L’Institut National de Veille Sanitaire nous alerte sur la complexité des situations conduisant au drame. L’accident en milieu maritime est souvent la combinaison de plusieurs paramètres. Toutefois, les statistiques de noyade les plus élevées sont recensées lors de périodes où les vents soufflent violemment et quand la mer est agitéeLes drapeaux de baignade sont hissés pour nous informer :

LE DRAPEAU VERT indique qu’il n’y a pas de danger.

Le vent et les vagues sont faibles.

LE DRAPEAU ORANGE nous alerte sur une baignade risquée.

Les vents sont alors à plus de 20 km/h et les vagues mesurent ou dépassent 1 m.

LE DRAPEAU ROUGE nous interdit formellement de nous baigner.

Les conditions sont dangereuses. Il y a risque d’orage ou le vent peut dépasser 40 km/h. La hauteur des vagues passe alors 4 m.

La baignade est la principale activité à l’origine de noyade accidentelle mais d’autres configurations sont aussi le théâtre de drames : des paris, des jeux ou des concours d’apnée…

Les plages de France plus ou moins dangereuses.

A la mer, les forces principales à surveiller sont les vagues et les courants. Ces forces, varient en permanence, selon les conditions météorologiques, les marées, les fonds.

  • Sur la côte atlantique, des plages d’apparence tranquille peuvent se révéler dangereuses car les coefficients de marée (amplitude entre la haute et la basse mer) y varient entre 20 et 120. Par moment, les montées et descentes sont si importantes que cela fait naître de puissants flux d’eau, brassant le sable du fond des plages constamment. On pense alors au cas particulier des plages d’Aquitaine et leurs redoutables baïnes, ces cuvettes au bord de l’eau où de forts courants se créent pouvant attirer au large les baigneurs.

  • Les plages de galets des côtes septentrionales du pays peuvent se révéler traîtres aussi car la moindre houle vient déstabiliser le sol en faisant rouler les galets, nous faisant perdre équilibre, nous empêchant ainsi de sortir.

  • Sur la côte méditerranéenne, le danger viendra plus du vent qui peut tournoyer et souffler par à-coups. Les vagues, quant à elles peuvent surprendre par un rythme rapproché et violent. Existe aussi le danger du trou d’eau qui n’est pas encore bien pris en compte, contrairement aux baïnes. Ce piège qui peut être fatal pour les enfants, se forme par l’action de forts courants à proximité d’une digue. Les sauveteurs les signalent en général par une grosse bouée rouge. La belle bleue n’est pas de tout repos ! Il se dit que la Méditerranée est la seconde mer la plus dangereuse au monde !

Observer les vagues.Observer les vagues pour éviter la noyade

Considérez la zone d’impact des vagues car le cou, le ventre, la tête sont des zones fragiles.

Pour limiter les risques, mieux vaut choisir les plages surveillées. En cas de doute en arrivant sur une plage inconnue, rien ne coûte de s’arrêter au poste de surveillance et de se renseigner auprès des secouristes.

Prévenir le danger dans d’autres cadres d’activité aquatique.

Les tragiques épisodes de noyade ne surviennent malheureusement pas uniquement en été, en période de baignade. D’autres genres d’accidents s’achèvent dramatiquement, en moyenne c’est un décès dans un cas sur deux! Ce sont des cadres bien distinctement différents, des activités qu’il est judicieux de ne pas pratiquer seul et pour lesquelles le port d’un équipement dédié, tel un gilet de sauvetage, est une précaution à ne pas négliger. 

  • 65% lors de la pêche. 

Les accidents surviennent souvent suite à une chute quiEviter la noyade lors d'autres activités. peut faire taper la tête sur une surface dure (rocher, pierre, bateau) avec risque de perte de connaissance. Les cuissardes, quant à elles, en se remplissant d’eau sont susceptibles d’entraîner le pécheur au fond. Aussi, le port de gilet est fortement conseillé. Ils sont classés en fonction de leur portance : 150 N pour les pêcheurs est la catégorie adéquate.

  • 57% lors de la pratique du canoë.

Le port du gilet (CE EN 393) et d’un casque correctement ajusté au crâne (norme CE EN 1385) est la base d’un équipement de sécurité pour la pratique de ce sport. 

  • 44% en bateau. 

Ça parait être une évidence, là aussi, un équipement conforme, en état de fonctionnent est fondamental ! Avez-vous entendu cette anecdote de plaisanciers qui à la barre consultaient une carte Michelin ?

Les gilets de sécurité homologués (normes CE) doivent être adaptés à la taille de chacun, en particulier pour les enfants de moins de 12 ans. Leur flottabilité dépendra des zones de navigation (moins de 2 miles, entre 2 et 6 miles, plus de 6 miles).

A NOTER : Un gilet se porte toujours par dessus les vêtements.

Comme dans les accidents de baignade, un lien évident est noté entre la météo et le nombre de noyades : plus la météo est belle, plus les incidents de plaisance se multiplient.

L’âge est aussi un paramètre sensible, les personnes à partir de 65 ans se retrouvent beaucoup dans les actions de sauvetage. Globalement, à partir de la soixantaine, il est préférable de ne pas s’éloigner du bord, de nager où l’on a pied. Lors d’une baignade autour de son bateau demander à quelqu’un resté sur le pont de garder un œil sur nous.

Les liaisons en annexe sont répertoriées comme cause régulière d’accidents. Quand ces petites embarcations sont surchargées et sans équipement de sécurité.

Ces activités que l’on peut pratiquer seul, n’ont pas forcément le cadre estival, il n’y aura donc pas l’assistance nécessaire. Par ailleurs, il faut savoir que l’on se refroidit vingt fois plus vite dans l’eau que dans l’air. Par exemple, dans une eau à 10°, on risque de se retrouver tétanisé au bout d’une dizaine de minutes. La coordination des mouvements, devient impossible, la noyade est alors imminente. 

Quelques précautions générales pour éviter la noyade :

  • Même sur une plage surveillée, il est préférable de ne pas se baigner isolé. En effet, en cas de malaise, de crampe, personne ne pourra vous secourir, ni donner l’alerte…

  • Dans le même genre, se baigner la nuit est à éviter car la vision est limitée et on ne distinguera pas forcement si vous êtes victime de malaise.

  • Boire la tasse n’est pas anodin! Si à la suite de cet incident, une gêne à la respiration survient, il est prudent de consulter un médecin ou d’aller aux urgences.
  • Attention au syndrome de la serviette ! C’est le principe que les sauveteurs connaissent bien : c’est la personne qui se baigne juste en face de sa serviette et si elle est entraînée par un courant, décalée par rapport à sa serviette, elle décidera de lutter, au risque de s’épuiser… Sortir de l’eau où que l’on se trouve et rejoindre à pied sa serviette parait plus raisonnable, n’est-ce pas ?

  • Si l’on rencontre des difficultés dans l’eau, surtout ne pas lutter contre le courant et les vagues pour éviter l’épuisement. La 1° chose à faire est de se signaler aux sauveteurs ou à des baigneurs proches qui donneront l’alerte. Croiser et décroiser les bras est un signe clair.

  • En cas d’angoisse ou de fatigue, si l’état de la mer le permet, s’allonger sur le dos.

  • En cas d’entraînement par un courant, si l’on se sent capable de nager, chercher à rejoindre les « côtés », où le flux sera moins fort.

Les secouristes britanniques ont publié une vidéo sur l’intérêt à ne pas se débattre dans l’eau lorsque l’on y tombe par accident : https://www.huffingtonpost.fr/2017/06/08/pour-eviter-la-noyade-ne-suivez-jamais-votre-instinct_a_22132545/?utm_hp_ref=fr-noyade

Savoir repérer un nageur qui se noie et que faire ?

La noyade se déroule en 4 étapes, qu’il faut savoir reconnaître pour intervenir à temps.

  • L’aquastress : le nageur crie, appelle, lève les bras, “fait le bouchon dans l’eau” (il monte et descend).

  • La petite hypoxie : le nageur continue de “faire le bouchon”, mais ne peut plus crier car il commence à ingérer de l’eau. Ce stade est un grand danger car un observateur extérieur peut ne pas se rendre compte qu’il se noie, étant donné que la personne ne peut plus ni crier, ni agiter ses bras.

  • Les dernières étapes sont très rapides, se succèdent la grande hypoxie et l’anoxie : le nageur n’arrive plus à reprendre son souffle, il avale de l’eau entraînant un arrêt ventilatoire puis cardio-respiratoire. Il flotte sur le ventre, la tête dans l’eau”.

Si vous assistez à un tel épisode, surtout ne sautez pas à l’eau mais prévenez les secours de la plage ou appelez le numéro d’urgence au 112 (depuis un fixe ou un mobile).

A NOTER : Il est préférable d’éviter, dans la mesure du possible, de tenter de secourir la personne en difficulté car le premier réflexe d’une personne qui se noie est de s’agripper à son sauveteur… Le risque passe alors à 2 victimes au lieu d’1 ! Si vous vous sentez vraiment en capacité de porter secours, trouvez n’importe quel objet flottant pour y prendre appui. 

Même si les risques de noyade sont multiples et variés, j’ai voulu rassembler ici, les plus courants, répertorier les circonstances, présenter des pistes de prévention.

Et si vous notez un point manquant, n’hésitez pas à me le faire savoir ! 

Crédit photos : Katell Ar Gow, Ludovic

 

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2 pensées sur “Eviter la noyade

  • à
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    Si vous étes non nageur comme moi (je souffre d’une dispraxie qui m’empèche d’apprendre) je vous déconseille fortement la baignade dans l’Atlantique, les grosses vagues engendrent de brusques variations du niveau et les baïnes sont un piège mortel; quand je me rends à la plage en Aquitaine je reste sur le sable, je ne rentre jamais dans l’eau.
    Autrement je me baigne à la Grande Motte et ses plages en pente douce, près de chez moi dans l’hérault, quand la brise souffle depuis la mer (jamais par temps de mistral/tramontane car celà éloigne du bord et refroidie l’eau).
    Je me baigne toujours face à la guérite des maitres nageurs et pas trop tard l’après midi quand il y a encore du monde, quand les maitres nageurs ferment leur guérite à 19h, je sors de l’eau.

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    • à
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      Merci pour votre commentaire avisé.
      Vous faites preuve de bon sens !
      Il est vrai que les plages de l’Atlantique sud peuvent être dangereuses ! Mais restent les plages de Vendée, de Bretagne qui sont plus tranquilles.

      Répondre

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