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JARDINAGE EN TOUTE SECURITE

Jardiner semble anodin, si simple ! C’est une activité sympa dans laquelle on se lance, en général, avec plaisir. Pourtant cette activité requiert souvent le maniement d’outils, l’usage de substances pas innocentes. En préparant nos travaux : les outils et matériels nécessaires et en prenant le temps de la réflexion, on s’évitera d’éventuels soucis et l’on profitera du jardin en toute sécurité !

On est le plus souvent amenés à travailler dans le jardin durant les beaux jours, on pensera, lors de travaux physiques tels la taille de haie, à doser ses efforts et faire des poses régulières car le risque de déshydratation et de coup de chaleur ne sont pas à négliger. Il s’agit donc de boire régulièrement. Souvenons-nous : 1 litre et demi par jour minimum pour les adultes !

Même si le jardin est un lieu de détente, on s’en occupera avec réflexion. On ne lâchera donc jamais son sécateur, par exemple, on le mettra plutôt dans sa poche, un tablier ou ceinture spéciale. Car un sécateur laissé sans surveillance peut être à l’origine de graves blessures sur les petites mains innocentes… Dans cette même optique, on débranchera toujours les appareils électriques.
Et serait-il utile de rappeler que jardiner après un repas bien arrosé, n’est pas une bonne idée ?

Sécurité Jardinage

BIEN SE PREPARER POUR JARDINER EN TOUTE SECURITE

S’il s’agit de juste tailler une fleur fanée sur un rosier en passant, une préparation n’est pas capitale. Enfin, à voir… Car il est préférable de se munir d’un sécateur bien aiguisé et de gants de protection ! Quoiqu’il en soit, il est utile de pouvoir trouver les accessoires rapidement, c’est à dire dans un endroit précis, en ordre et sécurisé s’il y a des enfants.

DES VETEMENTS, CHAUSSURES, ETC

On est souvent un peu tous pareils, les gants, masques de protection sont toujours bien mais pour les autres ! Ils paraissent superflus mais on se félicite par exemple de porter une visière de protection lorsqu’il y a un gravier propulsé par la débroussailleuse ou un bout de branche projeté lors d’une taille de haie.

Réfléchissons a bien s’équiper selon l’activité. Il est judicieux de porter des chaussures fermées ou bottes s’il y a manutention d’appareils tranchants, avec coque de sécurité s’il y a port de charges lourdes. Il convient aussi d’éviter les vêtements amples, les manches longues et pantalons sont préférables. Un pantalon renforcé lorsqu’il est venu le temps de tailler la haie ou tronçonner du bois préviendra de vilaines blessures en cas de perte de contrôle de l’appareil. Un gilet phosphorescent sera utile si la haie à tailler se trouve le long d’une route passante.

Jardinage en toute sécurité

Ayons conscience du capital, ce trésor que représentent nos mains ! C’est bête et tellement dommage de se retrouver aux urgences avec un ou des doigt(s) ! Choisissons donc des gants adaptés à l’activité prévue : gants renforcés pour manier des outils tranchants, gants spéciaux pour les produits chimiques…

En outre, pour tous les travaux de coupe, porter des lunettes ou une visière de protection sera toujours une bonne idée. En effet, la projection d’un éclat de bois, de branchages peut occasionner des lésions sérieuses, parfois irréversibles.

Et pour finir avec les équipements, le casque anti-bruit n’est pas idiot non plus. Car les charges sonores sur l’organe auditif sont permanentes et tellement diverses. Le surmenage auditif conduit, au fil des ans, à une perte d’audition. Autant se protéger lors de ces activités ponctuelles, ce n’est pas si compliqué !

DES OUTILS EN BON ETAT

Il est possible et même conseillé de bien sélectionner l’outil selon notre condition : usage occasionnel ou intensif, pour droitier ou gaucher, pour homme ou femme.

jardinage en toute sécurité

Avant de nous lancer, nous vérifierons l’intégrité du matériel, son bon état de fonctionnement : que le manche de la hache ou de la pioche soit bien fixé, que l’appareil démarre au quart de tour et qu’il tourne rond, entre autres exemples…

Puis, pour notre sécurité, il est bon d’être exigeant sur la qualité du matériel. A l’achat, privilégier les outils portant la norme NF ou CE, est un gage de qualité et garantit une meilleure sécurité.

VEILLER AUX PLANTES TOXIQUES

Petits ou grands, gare aux intoxications consécutives au contact avec la sève ou les fruits de certains végétaux. On évitera donc de se passer les mains sur le visage, de se frotter les yeux lorsque nous jardinons et une fois terminés nos travaux, on se lavera bien les mains !
Voir page : https://rendez-vous-sage.com/les-8-dangers-du-jardin-pour-les-enfants/

Plantes toxiques jardin

GARDER LES APPAREILS SOUS CONTROLE POUR JARDINER EN TOUTE SECURITE

Qu’ils soient thermiques ou électriques la prudence doit être de mise. Tous ces engins sont tellement communs que l’on ne s’en méfie plus ! Pourtant, les blessures que nous risquons de nous infliger en les manipulant peuvent être lourdes. Pour effectuer les travaux de jardinage en toute sécurité, quelques précautions générales sont à respecter :

  • Ne jamais laisser au sol d’outil électrique branché, sans surveillance, même quelques instants !
  • Ne pas travailler par temps humide.
  • Ne jamais désactiver la sécurité des appareils. 
  • Ne pas utiliser d’appareils électriques près de fils électriques ou près de liquides.
  • Lire la notice d’utilisation avant le premier usage ou s’il y a un doute…

PASSER LA TONDEUSE

Élément le plus familier du jardin, la tondeuse n’en est pas moins l’un des appareils les plus dangereux !

tondeuse jardin sécurité

Avant de se lancer

Même en été, laissons tongs et short de côté pour enfiler un pantalon long et des chaussures fermées. Soyons honnête, voir une personne passer la tondeuse en claquettes relève de la farce, non ?

Avant d’enfiler les aller-retours sur notre “green”, réfléchissons avant d’agir… Surtout si l’on travaille avec une tondeuse électrique, on choisira une météo ensoleillée car les glissades sur l’herbe humide peuvent mal tourner et le risque de bourrage au niveau de la lame augmente. Il peut venir un moment où excédé de devoir lever la tondeuse pour dégager la lame, on finisse par ne plus prendre les précautions nécessaires et risquer l’amputation !

Notons qu’il est préférable pour l’appareil comme pour nous-mêmes de retirer avant de commencer, branches, cailloux du passage de la lame. A ce sujet, avec une tondeuse électrique, on veillera bien à écarter le câble afin de ne pas risquer de passer la lame dessus…

En cours de route

Ayons en tête qu’il est sage de :

  • Ne pas soulever une tondeuse en marche. Débrancher systématiquement le fil électrique ou la bougie et vérifier que le bouton de marche soit bien sur 0 avant d’intervenir dessus.
  • Coucher la tondeuse sur le côté opposé où se situe le filtre à air, afin de le maintenir plus haut que le moteur pour éviter que l’huile moteur passe dans le carburateur.
  • Utiliser un bout de bois au lieu d’y aller carrément avec la main ou le pied. Les mécanismes pouvant être capricieux…
  • Sur un terrain pentu, on choisira de tondre à la perpendiculaire de la pente.
  • Si un dysfonctionnement apparaît, on débranche ou on retire le câble de la bougie. Et comme évoqué plus haut, on attend le refroidissement de l’engin avant d’intervenir dessus.

Le travail avec une tondeuse auto portée varie légèrement. On se déplacera, alors dans le sens de la pente cette fois, en adaptant sa conduite au terrain, en respectant la pente maximale d’utilisation indiquée sur la machine, par exemple.

On pensera de façon générale, lors d’un déplacement en dehors de la zone de tonte, à stopper le fonctionnement de la lame.

Il est prudent, une fois par mois par exemple, d’enlever l’herbe posée sur le moteur car la chaleur pourrait risquer d’enflammer l’ensemble.

Finissons avec une petite note sur l’entretien : une tondeuse thermique appréciera d’avoir le câble de la bougie débranché après chaque utilisation.

Carburant tondeuse sécurité

TAILLER SA HAIE EN TOUTE SÉCURITÉ

Bien se préparer

Là aussi, le temps pluvieux est à éviter, on s’assurera de bonnes conditions de visibilité. On portera des vêtements plutôt près du corps, afin de ne pas risquer de s’accrocher dans les branchages… Ne pas avoir d’écharpe autour du cou, par exemple !

Manches longues, pantalons renforcés, chaussures fermées avec semelle crantée antidérapante, gants et lunettes de protection constitueront le costume sélectionné pour cette activité. Les cheveux longs seront noués et tenus.

On s’assurera, par ailleurs de ne pas être dérangé, de n’avoir personne autour, en particulier des enfants !

Il est bon aussi, d’inspecter la haie avant de commencer. Attention au grillage, aux fils électriques pouvant passer au-dessus des haies, aux cailloux au sol…

Afin d’éviter énervement et/ou fatigue, source potentielle d’accidents, on veillera à faire affûter les lames de son taille-haie par un spécialiste.

Le démarrage de l’appareil se fera à l’extérieur, au sol sur une surface stable et plane, la lame éloignée de tout obstacle. On ne lancera donc pas le moteur en tenant la machine « à bout de bras », encore moins si l’on est perché sur une échelle ! Si le plein de carburant a dû être fait juste avant, on s’éloigne de l’endroit d’au moins à 3 m. Si l’appareil est électrique, vérifier que l’interrupteur soit bien sur la position 0 avant de le brancher.

Taille haie sécurité

Travailler avec concentration

Dans les accidents dus à un outil de jardinage, les taille-haies sont associés dans 9 cas sur 10 !

Il est exclu de lever une main de l’appareil ! Un taille-haie doit être tenu avec les deux mains !

Si l’on utilise un taille-haie électrique, on veillera à toujours maintenir le câble loin de la zone de coupe, pas emmêlé dans les branchages car le dégager peut mal tourner ! Au mieux c’est le câble au pire le(s) doigt(s) ! Le plus simple est de toujours avoir le fil derrière soi, en le posant sur l’épaule.Heureusement, les modèles récents sont munis de gâchette de sécurité qui stoppent le courant si une des deux mains n’est plus sur l’appareil..

Au fur et à mesure de l’avancement, des brindilles, sciure ou copeaux se colleront sur le moteur et le silencieux de l’appareil. Ce dépôt risque à la longue de chauffer excessivement et d’entraîner un incendie. On prendra donc soin de l’éliminer régulièrement.

Attention aux échelles, escabeaux, échafaudages ! Ne jamais, jamais commencer un travail en hauteur sans s’assurer de sa bonne stabilité. Puis une fois, perché, toujours travailler à une hauteur inférieure à celle de l’épaule, si la haie est trop haute, des manches télescopiques existent pour tous les taille-haies dignes de ce nom.

Tailler une haie est un travail assez physique. Il est prudent de faire des pauses pour éviter la fatigue, pour s’hydrater.

Là aussi, si l’on doit intervenir sur la machine ou une fois le travail fait, on stoppera l’appareil, on positionnera dans la foulée le protège lame puis on débranchera le courant sur une machine électrique ou on retirera le contact bougie sur une thermique.

ETRE VIGILANT AVEC LES ECHELLES / ESCABEAUX / ECHAFAUDAGES

Prendre de la hauteur peut se révéler dangereux, c’est même une des premières causes d’accidents domestiques !

S’ASSURER DE LA VIABILITE DE L’ECHELLE

Si nous avons le choix, privilégions toujours un escabeau à une échelle ! Dans tous les cas, on contrôlera au préalable la stabilité de l’ensemble, la bonne rigidité de la structure. Les barreaux d’une échelle, ses patins antidérapants, ses sangles anti-écartements pour les celles à plusieurs plans, on examinera les étayages d’un échafaudage…

Là aussi, des normes nous garantissent du sérieux du matériel, l’épaisseur des matériaux, la résistance aux charges par barreau… Ainsi, pour les échelles, c’est la norme NF EN131, révisée au 1° janvier 2018 pour une meilleure stabilité. Pour les échafaudages, ce sera la norme NF E 85-200 ( pour un usage domestique ).

UTILISER UNE ECHELLE EN TOUTE SECURITE

S’il s’agit d’une échelle, la sagesse dirait qu’il est préférable d’avoir une personne en sécurité en bas qui maintienne la base. Car le point d’attention est bien la base de l’échelle, plus peut être que la hauteur à laquelle on va grimper. On exclut donc les sols glissants, humides, souples ou en devers. Sur une échelle, évitons de tenter le diable à chercher absolument à atteindre cette branche trop loin, par exemple. Il s’agit de jardiner, pas de se lancer dans un numéro de cirque ! Faire l’acrobate peut transformer une sympathique session de jardinage, en session aux urgences médicales. Le plus léger avertissement, sera une fracture de la jambe, du bras ou du bassin mais il n’est pas rare que des traumatismes crâniens et/ou des lésions de la colonne vertébrale (paraplégie, tétraplégie) soient à déplorer.

Jardinage et échelle en toute sécurité

Dans le cas où l’on taille les branches d’un arbre, on veillera à s’appuyer sur des branches solides ! Attention aux branches de fruitiers plus fragiles !

Un fois le travail accompli, veiller à ne pas se faire surprendre et se faire écraser les doigts au moment de replier une échelle à plusieurs plans ou un escabeau !

TOUJOURS RANGER OUTILS & PRODUITS

Quelque soit l’activité que nous sommes en train d’accomplir, il est toujours préférable de maintenir notre lieu de travail dans un état correct. Imaginons : nous avons décidé de créer un massif de rosiers. Nous revenons tous joyeux de la jardinerie. Dans les bras, 5 pots de jolis rosiers avec de délicates couleurs. Nous nous lançons tête baissée, portés par le parfum suave des fleurs, à creuser, retourner la terre, pelle, bêche, râteau, sacs de terreaux, autour de nous. A notre grande satisfaction, le massif prend forme. Mais au moment d’attraper le dernier rosier, on se prend les pieds dans un des pots vides puis on trébuche sur le sac de terreau on cherche à retrouver son équilibre mais nos pieds s’emmêlent dans les manches d’outils…

Outils de jardinage sécurité

Bon… ok, ça ressemble à un sketch ! Cette exagération (?) pour illustrer tout l’intérêt que l’on a, à maintenir sa zone de travail dégagée. Et l’on prêtera une attention particulière au râteau ! Veiller à toujours le poser à la verticale dans l’idéal, dans tous les cas, dents face à terre…

Aussi, on définira un espace dédié au rangement des outils, un local sécurisé quand il y a des enfants en bas âge dans les alentours. On veillera à y placer tous les outils tranchants, les sécateurs et autres cisailles, en hauteur. Les outils seront nettoyés après utilisation pour qu’ils restent en parfait état et afin d’éviter d’éventuelles contaminations sur les végétaux (maladies, champignons…).

On y rangera aussi tous les produits dangereux, les traitements phytosanitaires : désherbants, engrais, l’essence…

DE L’USAGE DES PESTICIDES, PRODUITS PHYTO-SANITAIRES EN TOUTE SECURITE

La prise de conscience en faveur de l’environnement, a permis de réduire la proposition de matières chimiques pour nos jardins. Toutefois, les produits destinés à l’entretien des végétaux, même respectueux de l’écologie peuvent se révéler dangereux, certains franchement toxiques, ceci étant particulièrement vrai des pesticides chimiques.

Ainsi, il est par exemple, interdit d’utiliser des pesticides à moins de 5 m d’un cours d’eau ou plan d’eau. Les parcelles risquant un entraînement vers un point d’eau, ruisseau, mare ou puits sont, en conséquence, aussi concernées.

Avant d’utiliser un de ces produits, il convient de lire attentivement le mode d’emploi. Différentes pistes nous aiguillent.

LES INDICATIONS :

Etiquette phytosanitaire

Des mentions de danger

Elles sont affectées de la lettre H (Hazard statement) suivie de trois chiffres. Le premier chiffre permet d’identifier le type de danger :

  • 2 – pour les dangers physiques
  • 3 – pour les dangers pour la santé
  • 4 – pour les dangers pour l’environnement.

Des conseils de prudence

Ces conseils que l’on voit sur l’étiquette ci-dessus, sont affectés de la lettre P (Precautionary statement) suivie des trois chiffres. Le premier chiffre désigne le type de conseil :

  • 1 – pour les conseils de prudence généraux
  • 2 – pour les conseils de prudence concernant la prévention
  • 3 – pour les conseils de prudence concernant l’intervention
  • 4 – pour les conseils de prudence concernant le stockage
  • 5 – pour les conseils de prudence concernant l’élimination.

Sur cette page : http://blogs.carsat-am.fr/Prevent/chimha/mentions.htm, nous pouvons retrouver la liste de tous les points référencés en mentions de danger et conseils de prudence.

Et des pictogrammes

pictogrammes phytosanitaires

Les pictogrammes affichés sur les emballages sont présentés pour nous donner un signal visuel simple afin de nous aider à respecter les conseils d’emploi et les doses préconisées par le fabriquant.

L’utilisation de ces substances se fera dans un lieu aéré. On veillera, par ailleurs, à porter des protections, tels des masques, gants. C’est ce que l’on appelle les « EPI » (équipement de protection individuelle), dispositif ou moyen destiné à protéger la personne contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa sécurité ou sa santé. Les articles pour le jardinage sont proposés à la vente dans les jardineries.

USAGE DE PHYTOSANITAIRES

Application

Le port d’un masque, de gants, d’une combinaison est franchement indiqué lorsque l’on applique une substance phytosanitaire avec un pulvérisateur.

L’utilisation de ces produits se fera toujours par beau temps. On évitera ceci dit, le plein cagnard de l’après-midi qui sera contre-productif ! Il n’y aura donc pas de vent, qui disperserait le produit ailleurs que sur le végétal visé et éventuellement sur nous-mêmes. L’inhalation de ce genre de matières peuvent engendrer maux de tête, irritation cutanée ou respiratoire, convulsions et dans le pire des cas, coma. Pas de pluie, non plus ! Les averses lessiveraient le traitement, le rendant sans effet.

Il va de soi, qu’aucune autre personne ne soit dans les parages. Attention aux femmes enceintes, aux personnes souffrant d’asthme, d’insuffisance respiratoire. Les enfants et animaux seront bien tenus à l’écart.

Délai d’attente après application

Il faut veiller au temps de « ré-entrée » sur la zone traitée ! La Mutuelle Sociale Agricole, met en garde : les délais de rentrée sont des délais minimaux. Les respecter est nécessaire mais pas suffisant. Selon la nature des produits et leurs conditions de mise en œuvre, les risques d’exposition peuvent persister au-delà du délai […]. Par exemple, après avoir appliqué un traitement anti-mousse sur sa pelouse, on veillera à ne pas y retourner avant 2 ou 3 jours minimum ! Et l’on pensera aux animaux également !

Au potager, sur les fruitiers, il existe aussi un délai avant récolte qu’il faut bien prendre en considération !

MANIPULATION DES PHYTO-SANITAIRES

Un principe fondamental : manipuler ces produits et plus particulièrement ceux avec une composition chimique avec une précaution toute particulière. Transvaser ces substances dans un autre conditionnement telle une bouteille en plastique est toujours une mauvaise idée car peut engendrer de graves incidents. En effet, l’affichage du produit n’est pas forcément lisible et les pictogrammes utiles à la prévention ne figureront plus.

On ne mélangera pas non plus deux produits sans s’être assuré que cela est possible car nous ne sommes pas tous scientifiques n’est-ce pas ?! On ne peut donc prévoir les réactions chimiques que des mélanges de substances peuvent créer !

De même, on veillera à toujours bien refermer, hermétiquement si possible, les flacons ou boites des produits afin d’éviter les risques de renversement ou émanations toxiques. Jamais on les lâche de l’œil, même pour 1 mn, si des enfants sont aux alentours.

DES ALTERNATIVES POSSIBLES

La chimie est venue désorganiser et rejeter les connaissances et observations ancestrales en vue d’un meilleur résultat, de gain de temps. Certains comprennent maintenant que le profit de ces substances, est finalement bien maigre, voire nul au regard de leurs conséquences désastreuses.

Heureusement, nous revenons aux anciens acquis ! On partage de plus en plus souvent de bons savoirs.

jardinage responsable

Pour la culture de la carotte, par exemple, le parfum des poireaux, des oignons, de l’échalote, de l’ail, de la ciboulette et de la sauge repoussent la mouche de la carotte. Pour éviter les araignées rouges qui gênent la levée des carottes, il convient de semer des radis 15 jours plus tôt. D’un autre côté, les carottes, elles seront utiles contre la teigne du poireau. Il sera intelligent d’alterner un rang de carottes entre deux rangs de poireaux.
Les œillets d’Inde  repoussent les pucerons et stimulent la production des tomates.  Le thym quant à lui agit contre les limaces.  Le persil fait également fuir les pucerons…

Etc, etc ! Enfin, c’est un monde fascinant à découvrir ! Environ 90% des problèmes de jardinage sont consécutifs à de mauvaises techniques, de mauvaises pratiques !

Aussi, pour les personnes intéressées par cette transition, pour accompagner l’évolution des pratiques, la Société Nationale d’Horticulture de France a crée le site www.jardiner-autrement.fr, en 2010. C’est un site d’informations fiables sans parti pris autre que celui d’un jardinage raisonné. On y trouve un rappel des fondamentaux pour un jardin en bonne santé, un point sur les techniques alternatives efficaces. L’objectif étant clairement d’apporter des clés pour réussir un jardin plus respectueux de la nature. Jardiner autrement c’est donc raisonner : observer, comprendre, prévenir plutôt que guérir et choisir comment guérir en connaissance de cause.

Sur http://jardineraunaturel.maiconso.provectio.eu/fr/outils-d-information/listing.php?id=80s utiliser de pesticides, les conséquences de l’usage des pesticides est répertorié : pollution de l’eau évidemment, tassement et stérilité du sol, appauvrissement de la faune sans parler de l’escalade infinie pour venir à bout des végétaux qui se battent pour s’adapter… « Le début de la sagesse pour éviter d’utiliser des pesticides consiste tout simplement à remédier aux causes des problèmes. S’organiser pour anticiper les problèmes au lieu d’attendre et d’être contraint à traiter le problème dans l’urgence. »

jardinage responsable

Il faut dire aussi que les résidus des pesticides, ceux avec un pictogramme de danger, sont des déchets dangereux et coûteux à retraiter ! On ne jettera donc jamais ces déchets avec les ordures ménagères ! On ne les videra pas non plus, évidemment dans les canalisations, cours d’eau ou fossés. Le plus simple est d’apporter ces résidus en déchetterie.

QUID DU RISQUE DU TÉTANOS ?

Beaucoup d’entre nous, dont je fais partie, sommes méfiants vis à vis des vaccins. Cependant, le tétanos est une infection grave, potentiellement mortelle, une cinquantaine de décès en France chaque année. La contamination entraîne des contractures musculaires, spasmes ou convulsions.

Cette maladie se développe par contact avec une bactérie située dans le sol, très résistante : le bacille tétanique qui pénètre dans l’organisme à travers les plaies, le plus généralement. Le risque d’être infecté par le tétanos est donc bien réel si l’on n’est pas correctement vacciné. Une simple piqûre de rosier ou une petite coupure peuvent suffire.
Aussi, l’immunité vis-à-vis du tétanos doit être entretenue tout au long de sa vie par des injections de rappel, à surveiller de plus près encore lorsque l’on voyage vers des destinations lointaines. Un nouveau calendrier établit qu’entre 25 et 65 ans, se faire vacciner tous les vingt ans suffit.

Il faut savoir que les cas de tétanos se retrouve, dans une très large majorité, chez les personnes de plus de 70 ans, chez les femmes plus particulièrement…

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