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L’HUMANITE EN PERIL, VIRONS DE BORD TOUTE !

De Fred Vargas.

L'humanité en péril Fred Vargas

La lecture de L’humanité en péril se faisait à titre personnel, puis, au fur et à mesure que j’avançais j’y ai trouvé un dénominateur commun avec ce que je faisais sur le site internet. Je vois ce livre comme un cri d’alerte pour éviter le pire. C’est de la prévention. M’est donc venue l’idée de proposer ci-dessous une petit résumé.

Ancienne chercheuse au CNRS, Fred Vargas base son analyse sur une mine impressionnante de rapports, de données d’origine sérieuse. Pourtant, certains s’insurgent, critiquent. Je crois qu’il n’est plus question de juger de la justesse des données. Ce n’est plus le moment et soyons honnêtes, la plupart d’entre nous, n’en n’avons pas les capacités. Ce sont souvent des querelles de spécialistes, des discussions fumeuses, opaques qui n’aboutissent à rien.

Or, là, il s’agit d’être constructif ! Du coup, Fred Vargas prend la plume cette fois pour contribuer à une prise de conscience. On ne peut nier, de nos jours, que des changements, pour ne pas dire bouleversements agitent notre planète. Est-ce une évolution normale, que l’on peine à mesurer ? Il y a quand même de la brutalité, une vitesse excessive dans cette évolution, non ? Au fil de L’humanité en péril, l’auteure recense les principales menaces qui pèsent sur la tête des générations futures.

Puis, soyons honnêtes une nouvelle fois, on ne peut réfuter la nocivité de certaines de nos pratiques calquées sur cette surenchère productiviste. La course au profit a détourné l’Homme du bon sens, en l’amenant à scier la branche sur laquelle il est assis…

Lecture de L’humanité en péril, virons de bord, toute !

Certains points m’ont interpellée, j’en ai découvert d’autres. Beaucoup de lignes m’ont apportée des précisions, éclaircissements, etc. L’auteure demande que l’on participe activement à la diffusion de ces informations. Son idée d’information correspond à mon projet, aussi, je relaie ici ce qui m’a interpellée, ce qui me semble utile, constructif.

Afin de tenir un propos concis et au maximum clair, j’ai regroupé les points développés par Fred Vargas par thème. De nombreuses pages sont consacrées aux gaz à effet de serre et sujets afférents. Je ne nie, évidemment, pas la pertinence du propos mais ces pages sont étouffantes ! Beaucoup, beaucoup de données chiffrées que j’avoue ne pas savoir comment relayer. Je retiens quand même que certains gaz réfrigérants sont terribles ! Bien plus puissants que le CO2… Commençons maintenant par un autre vaste thème.

L’humanité en péril dans un monde en plastique.

Pollution plastique l humanité en péril

La production mondiale de plastique développe 10 tonnes / seconde. Par seconde… Il est donc logique de le retrouver partout ! Partout ! Le plastique a été relevé sur 88% de la surface des océans. On arrive ainsi à découvrir le « 7° continent » dans le pacifique, cet amas de plastiques trois fois plus grand que la France.

Cette matière finit par se décomposer en morceaux de plus en plus petits : des microplastiques qui deviennent plus tard des nanoparticules. Imaginons : un seul débris de micoplastique engendre plusieurs milliards de nanoparticules.

Aussi, tous les ans, 100 000 mammifères marins et 1 million d’oiseaux meurent à cause du plastique.

Heureusement, des découvertes voient le jour et semblent promettre de bons résultats pour corriger le tir : cette bactérie avide de plastique, ideonella sakaiensis, ce jeune irlandais qui a mis au point un aimant à plastique.

Des vêtements et des fibres plastiques…

Grosso modo, le lavage de nos vêtements larguent 500 000 tonnes de plastique dans les océans / an. C’est l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques. Plus d’1/3 des particules proviendraient des textiles synthétiques selon Greenpeace. Laver 6 kg de ce linge libéreraient 500 000 fibres de polyester et 700 000 d’acrylique, soit plus d’1 million de meurtrières particules.

Remontons à la source, dans les pays riches nous consommons 60% de vêtements en plus qu’il y a 15 ans ! Et pourtant 50 à 70% de ces vêtements ne seront pas ou peu utilisés. Et plus de 70% de ces vêtements finiront en décharge et seulement 13% seront recyclés.

Savez-vous de surcroît que la production textile développe 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre / an ? Pire que le trafic aérien, semble-t-il…

Les gestes de chacun.

Une nouvelle petite note positive. On peut observer des progrès pour corriger nos erreurs. Des machines à laver captent ces particules maintenant grâce à un filtre. Des poches dans lesquelles on met le linge existent aussi retenant 90% des fibres « Guppyfriend », par exemple.

Par ailleurs, dans la mesure du possible, privilégions de faire tourner nos machines à laver le linge à 30 ou 40°C. En effet, 40° plutôt que 90° économise 70% d énergie.

Les gestes de chacun auront, à l’addition, leur importance. Car représentons-nous : en France, c’est 20 millions de machines qui tournent / jour… Ce chiffre semble énorme ! Pourtant c’est une maigre partie de la consommation d’ eau globale. Juste 10% concerne le logement. 20% de l’eau est absorbée dans l’industrie. Reste donc 70% pour l’agriculture…

L’humanité en péril sur la planète bleue.

Voyons la production de sucre & cacao, par exemple. Selon une étude de WWF, le sucre est l’une des cultures les plus nocives pour la planète. Rendons-nous compte que la production d’un seul morceau de sucre blanc nécessite 10 litres d’eau. Un seul ! 10 litres d’eau pour sucrer son espresso…

Pour produire 100 grammes de chocolat, 2 400 litres d’eau sont utilisés ! Et 1 litre de lait requiert 1 000 litres d’eau. Nous ne regarderons plus de la même façon l’ordinaire bouteille ou brique de lait dans le réfrigérateur dorénavant !

Jetons un œil outre atlantique plus précisément sur la production de Coca Cola. 1 litre de ce soda exige 2,5 à 6 litres d’eau. Une usine du Mexique par exemple, absorbe ainsi 750 000 litres d’eau / jour pou fournir le breuvage. La ponction est si lourde que les sources naturelles d’approvisionnement d’eau des populations locales s’assèchent.

Un régime alimentaire occidental basique nécessite ainsi tout confondu : 4 000 litre d’eau / jour !

A ce rythme, l’eau semblerait venir à manquer d’ici 5/6 ans… L’ONU retient ainsi l’année 2025 comme seuil d’alerte pour un manque d’eau global. Le temps passe vite, demain nous serons en 2020… Je relaie ici une excellente initiative française des Agences de l’eau,une campagne d’informations que vous pourrez découvrir en suivant ce lien : https://enimmersion-eau.fr

L humanité en péril planète bleue

Évidemment, en s’emparant de 70% de l’eau douce globale, l’agriculture productiviste se révèle être le 1° consommateur mondial d’eau douce.

Prenons conscience : 1 kg de bœuf nécessite 13 500 litres d’eau !

Et on dénombre 28 milliards d’animaux d’élevage sur Terre. C’est un ratio de 4 animaux pour 1 humain… Cela représente, plus de 80% de la surface agricole mondiale dédiée à l’élevage.

L’humanité en péril entre autres espèces terrestres…

Par ailleurs, selon WWF, « la production d’1 kg de viande de veau rejette la même quantité de gaz à effet de serre qu’un trajet de 220 km en voiture. »

Ainsi, cette production de viande forcenée creuse notre tombe à divers niveaux. Selon la WWF, « limiter sa consommation de viande est le geste qui a le plus d’impact si l’on veut réduire son empreinte carbone ». Pour bien faire, c’est une réduction de 90% qui serait optimale.

Production malsaine à développer, malsaine à consommer.

En 2015 et 2017, le CIRC (Centre International de Recherches sur le Cancer) a classé la consommation de viande comme probablement cancérigène et celle des viandes transformées comme hautement cancérigène.

Une étude de l’université d’Hawaï de 2005 a montré que la consommation de viandes transformées augmentait le risque de cancer du pancréas de 67%. Tandis qu’une autre étude concluait qu’elle augmentait le risque de cancer colorectal de 50%…

Définition de « viande transformée » : charcuterie, viande présente dans les plats cuisinés, tels : pizzas, hachis, lasagnes…

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) insiste donc afin que l’on réduise drastiquement :

  • La consommation de charcuterie, 25 g maximum / jour.
  • La consommation de viande : 500g / semaine
  • La consommation de poisson : 2 fois / semaine.

J’ai entendu plusieurs médecins statuer sur une consommation bien plus légère de protéines ! Certains conseillant même de n’avoir que deux apports de protéines animales par semaine. Cette course acharnée aux protéines dans notre monde conduit la planète à sa ruine. A l’échelle du temps cosmique, la Terre s’en relèvera elle ou s’adaptera, nous non selon, toute vraisemblance !

Revenons aux océans. 86% des poissons vendus en supermarché sont issus de pêche non durable. Et 66% des supermarchés ne respectent pas l’obligation d’affichage des méthodes et zones de pèche alors que les mers et océans sont épuisés ! Cela fait pourtant des dizaines d’années que l’on entend cette menace ! Selon la FAO (L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), « plus de ¾ des espèces de poissons sont surexploité ».

S’ajoute à cela l’altération de qualité de ces pêches. Seuls l’aiglefin et le saumon représenteraient un taux de mercure admissible ! La revue 60 millions de consommateurs a analysé 130 produits de la mer, les plus consommés. Tous, sans exception, sont contaminés au mercure, arsenic, cadmium etc !

l'humanité en péril et les océans

L’humanité en péril qui continue à empoisonner la poule aux œufs d’or.

Remettons pied à terre, repartons dans la nature, dans les champs. Dans les années 90, le taux de mortalité des abeilles se tenait entre 3 à 5 % de la population globale. 15 ans plus tard : 30% , de nos jours 60% voire plus… Or, ces insectes assurent la survie de 80 % des variétés de plantes à fleurs et d’arbres.

Plus largement, en Europe, en seulement 30 ans, c’est 80% d’insectes en moins avec comme funeste conséquence la disparition d’1/3 des oiseaux n’ayant plus de quoi se nourrir.

Ce pourraient être justes des statistiques de bureaux mais nous aussi nous pouvons le mesurer. Avez-vous remarqué comme nos par-brises et calandres de voiture restent « propres » par rapport à quelques années en arrière ?

Pourquoi cet effondrement ?

L’association Générations Futures statue que les ¾ des fruits et plus de 40% de légumes portent des traces de pesticides potentiellement dangereux pour notre santé.

C’est ainsi que 80% des échantillons de raisins, clémentines, cerises, pamplemousses, fraises, pêches/nectarines , oranges renferment des résidus de pesticides…

Idem pour plus de 60% d’échantillons de céleris branches, herbes fraîches, endives, céleris raves et laitue.

Le vin … L’une des productions fétiches de la France, entraîne quant à elle, l’usage de 65 000 tonnes de pesticides par an sur les vignes de notre beau pays. En 2013, Que Choisir lance une étude sur la boisson bénie des dieux et analyse 92 breuvages. 100% contiennent des pesticides ! Il a même été relevé dans un vin de Bordeaux, une teneur 3 364 fois plus élevé que la norme !

l'humanité en péril et les vignes

Il existe pourtant bien des contrôles dans les vignes mais rien n’est mis en place sur les produits finis. Chose étrange car une grosse part du travail se fait justement après récolte !

Autre production phare, le pain dont la qualité se dégrade là aussi. En effet, le taux de résidus de pesticides a passé les 60% en 2013 alors qu’en 2001 il était de 28%. Générations Futures, a fait analyser des échantillons de céréales du petit-déjeuner, des pâtes… La moitié contienne du glyphosate…

Pour finir avec le trio gagnant cliché des produits français, il nous faudrait passer au fromage ! Mais vous l’aurez compris, ce ne sera pas reluisant !

Virons de bord, toute !

Alors si la lecture de ces lignes vous font monter des bouffées d’angoisse et que vous avez besoin de griller une cigarette, je vous propose de conclure sur les mégots. Petits, insignifiants mais si puissants ! Un seul mégot peut polluer plus de 500 litres d’eau car on dénombre dans un mégot pas loin de 4 000 substances chimiques ! On comprend ainsi qu’il soit très complexe de le recycler… En outre, il se dégrade seulement au bout d’1 ou 2 ans. L’un de ses composants : l’acétate de cellulose met 10 ans, quant à lui !

Et il semble que ce soit 30 à 40 milliards de mégots jetés / an dans la nature…

Ce livre est un peu un rapport. La lecture de L’humanité en péril me semble donc utile pour prendre conscience de ce qu’il se passe concrètement, de l’impact de nos modes de fonctionnement. En sachant cela, nous sommes plus à même de virer de bord, de nous orienter vers un système respectueux, non ? Avez-vous lu ce livre ? Qu’en pensez-vous ?

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