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PREVENIR LES DANGERS DE LA PRODUCTION ET CONSOMMATION DE VIANDE .

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO), plus de 320 millions de tonnes de viande sont produites par an dans le monde ! 65 milliards d’animaux tués / an, autrement dit, environ 2 000 animaux / seconde, pour finir dans nos assiettes ! Analyse des impacts majeurs de la production et de la consommation de viande sur le réchauffement, la déforestation, la consommation d’eau, notre santé…

Le 11 décembre 2018, Le Monde affirmait : “Jamais nous n’avons produit et consommé autant de viande qu’aujourd’hui”…

La production de viandes : une catastrophe pour l’environnement !

La production dégage des gaz à effets de serre (GES).

Juste 1 kg de viande bovine, une jolie côte de bœuf à griller au barbecue, par exemple, engendre une émission de 27 kg de gaz à effet de serre (GES, en équivalent CO2). 1 kg // 27 kg !? Le rapport n’est pas très équilibré…

Gaz à effet de serre et viande

Pour ce même kilo de viande on passe à 39 kg de GES si c’est de l’agneau. Heureusement les productions d’1 kg de porc, de dinde ou de poulet restent, quant à elles, en deçà des 15 kg de GES.

A ce triste tableau, n’omettons pas qu’à la production de viande se combine celle des produits laitiers. On atteint ainsi environ la moitié des émissions de l’élevage global alors qu’elle ne représente, en moyenne, que 20% de la consommation mondiale de calories…

Emission de gaz à effet de serre : 1 kg de viande veau = 220 km en voiture !

Dans un précédent article, chronique du livre de Fred Vargas, Virons de bord, toute, https://rendez-vous-sage.com/l-humanite-en-peril/ , on apprend que WWF annonce que « la production d’1 kg de viande de veau rejette la même quantité de gaz à effet de serre qu’un trajet de 220 km en voiture. » Selon la WWF, « limiter sa consommation de viande est le geste qui a le plus d’impact si l’on veut réduire son empreinte carbone ». Pour bien faire, c’est une réduction de 90% qui serait optimale.

En comparaison, le porc et le poulet, viandes pourtant très consommées mondialement (de 35 à 30% de la consommation globale), représentent moins de 10% des émissions de GES attribuées à l’élevage de bétail.

La production de viandes de porc et de poulet sans impact négatif ?

La production de ces viandes, est certes moins émettrice mais demeure nocive pour l’environnement. En effet, les élevages industriels, communs à ces élevages entraîne une pollution des eaux important. Car l’alimentation très riche en nutriments de ces bêtes entraîne un taux d’azote très élevé qui, in fine, se retrouve dans les eaux entraînant ainsi des soucis divers : santé publique, prolifération indésirable d’algues et de microbes, perturbation des écosystèmes marins.

L’élevage de bétail avide d’eau.

Production de viande et consommation d'eau

Entre autres exigences, la production de viande est très consommatrice d’eau car il faut considérer la consommation des animaux en eux-mêmes mais aussi l’irrigation consentie pour produire leur alimentation !

Il convient cependant, de distinguer l’eau bleue, captée dans les nappes phréatiques, de l’eau grise utilisée pour l’entretien des locaux et l’eau verte, majoritaire, provenant de la pluie qui tombe naturellement dans les champs, qu’il y ait du bétail ou non.

Mais on atteint, en élevage industriel, une hallucinante proportion : la production d’un kilo de bœuf absorbe 13 500 litres d’eau !

Le porc et le poulet nécessite entre 4 à 5 000 l…

Alors qu’un kilo de riz exige 1 400 l, de blé : 1 200 l et de maïs : 700 litres…

Qui dit production de viande dit champs, céréales donc déforestation…

Pour élever les bêtes, il est évidemment nécessaire de leur fournir une alimentation soutenue à base de céréales, de soja. C’est ainsi près de 40 % des céréales produites et récoltées dans le monde qui partent en alimentation animale. Soit, au niveau mondial, 800 millions de tonnes, soit assez pour nourrir 3.5 milliards d’êtres humains.

La viande de bœuf, encore une fois, est la plus avide : 1 kilo produit en élevage industriel, absorbe 10 kg à 25 kg de céréales.

On peut ainsi calculer que l’investissement en céréales se révèle assez peu payant ! Pour la production d’1 calorie de bœuf , 9 / 11 calories végétales sont nécessaires.

C’est ainsi que les forêts reculent face à l’élevage.

production de viande désertification

Gourmande en eau et en céréales, la production de viande l’est, par conséquent, aussi en terres. La FAO a ainsi calculé que 70 % de la surface agricole mondiale était réservée soit au pâturage du bétail, soit à la production de céréales destinées à les nourrir.

Cette course effrénée de l’élevage pousse les exploitants à la déforestation afin de gagner de la surface de pâturage.

Amazonie, célèbre victime.

A la rentrée 2019, le Brésil se plaçait 2° producteur de viande bovine au monde derrière les USA mais 1° exportateur. Alors, évidemment, on comprend mieux les pressions diverses exercées sur la forêt d’Amazonie. Toutes ces terres déboisées, sont destinées à plus de 90% aux pâtures ou à la production de soja ( grande source d’alimentation animale).

Aussi, cette frénésie de production et de consommation de viande, crée et entretient le cercle infernal : moins de forêt = moins de CO2 absorbées donc + de pollution et – d’oxygène.

Production malsaine à développer, malsaine à consommer.

En 2015 et 2017, le CIRC (Centre International de Recherches sur le Cancer) a classé la consommation de viande comme probablement cancérigène et celle des viandes transformées (charcuterie, viande présente dans les plats cuisinés, tels : pizzas, hachis, lasagnes…) comme hautement cancérigène.

Plus précisément, une étude de l’université d’Hawaï de 2005 a montré que la consommation de viandes transformées augmentait le risque de cancer du pancréas de presque 70%. Tandis qu’une autre étude concluait qu’elle augmentait le risque de cancer colorectal de 50%…

L’absorption des protéines, très exigeante pour l’organisme.

En parallèle à ces risques, l’excès de protéines animales affectent aussi les reins qui jouent un rôle important dans le métabolisme des protéines. La dégradation des protéines en excès augmente l’excrétion urinaire du calcium, risquant ainsi la constitution de calculs rénaux et l’apparition de l’ostéoporose.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) insiste donc afin que l’on réduise de façon significative, notre consommation de viandes :

  • 25 g de charcuterie maximum / jour.
  • 500g de viande/ semaine.

Devrions-nous passer à un régime sans viande ? 

En regard de l’urgence climatique, la décision paraîtrait idéale. Limiter notre consommation donc production de viande serait une action à notre portée et favorable pour l’environnement. Une étude de l’université d’Oxford a calculé l’impact carbone des différents styles d’alimentation. Les végétaliens polluent évidemment, beaucoup moins que les gros mangeurs de viande… 
Pourtant, écarter catégoriquement les animaux ne serait pas forcément intelligent ! En effet, une analyse suisse démontre que les systèmes mêlant culture végétale et production animale sont les plus équilibrés.
Plus que la production, c’est la méthode employée qui est dommageable !

Tout est relatif…

FranceTvinfo, présente le 29 aout 2019, une nuance intéressante : ” Ce n’est pas l’élevage en tant que tel, mais la forme qu’il a aujourd’hui…”, explique Pierre-Marie Aubert, chercheur sur les politiques agricoles à l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), un think  tank français.  “Nous montrons que l’élevage, sous certaines conditions, et en particulier une désintensification, peut être une partie de la solution pour la biodiversité. Quand on élève un ruminant à l’herbe, son lait et sa viande contiennent plus d’omega 3 et il a pour qualité d’utiliser des espaces impropres à la production de nourriture pour les humains. Donc cela permet de valoriser tous les espaces.”

Chacun a sa place.

Agroforesterie et exploitation de bétail

L’Institut de l’élevage, http://idele.fr/no_cache/recherche/publication/idelesolr/recommends/presentation-du-projet-agrosyl.html, soutient les systèmes associant élevage, culture et production de bois. Dans les exploitations de bétail, l’intérêt de l’arbre dans les cultures est capital, il réside à la fois :

  • au niveau technique : production simultanée de fourrages/céréales à destination du bétail et de bois,
  • au niveau économique : diversification des revenus, meilleur rendement, valorisation supérieure de produits issus de systèmes agro-écologiques
  • au niveau environnemental : réduction de l’érosion, meilleure qualité du sol…

Pour conclure : L’alimentation comme axe de vie.

En étant objectif, on ne peut nier l’impact de la production et de la consommation de viande, tant sur la santé que sur l’environnement. En dehors de notre santé, les plus gros dommages affectent en premier lieu, l’eau et les forêts, secteurs majeurs pour la préservation de notre environnement… Heureusement, l’émergence d’une nouvelle conscience démontre toute la pertinence de méthodes alternatives à l’industrialisation destructrice.

Que tout le monde passe à un régime végétarien semble inepte. Cependant, limiter sa consommation de protéines animales à 2 ou 3 fois par semaine est tout à fait envisageable. D’ailleurs, beaucoup de médecins concordent à dire que nos régimes alimentaires sont bien supérieurs à nos besoins réels et bien trop de protéinés ! Réapprendre à cuisiner avec les fruits et légumes de bonne qualité, riches en micronutriments nécessaires à notre organisme favorisera une santé optimale. Et ainsi laisser tomber les supplémentations de synthèse, preuves de la pauvreté de notre alimentation et si peu valables.

Manger pour vivre et non vivre pour manger.

Dépassons, le sujet de la consommation de viande. Posons-nous peut-être aussi la question du besoin qui motive à se mettre à table ? L’habitude ? On mange parce que c’est l’heure alors que l’on n’a pas forcément faim… Certains mangent pour calmer leurs émotions quand d’autres ingurgitent n’importe quoi pour combler un manque… Alors si nous tâchons de prendre conscience de cet acte si quotidien qu’il en est devenu banal pourrait nous réaligner sur un mode d’alimentation plus sain. Un plat n’est pas forcément une viande et un accompagnement ! Réviser nos menus avec un angle de vue plus axé sur la qualité plutôt que la quantité nous amènera aussi des compositions naturellement plus respectueuses.

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Rendez-vous-sage.com Merci

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4 pensées sur “PREVENIR LES DANGERS DE LA PRODUCTION ET CONSOMMATION DE VIANDE .

    • 24 mai 2020 à 10:50
      Permalink

      En retour merci pour votre commentaire ! 😉
      Oui, c’est ça ! Ce petit état des lieux afin que chacun ait les éléments pour prendre ses décisions en toute connaissance de cause…

      Répondre
  • 16 mai 2020 à 09:53
    Permalink

    Très bien cet article, on sait que la consommation de viande est néfaste pour l’environnement mais pas autant !
    C’est vrai que réduire sa consommation est à portée de main et vraiment bénéfique pour plusieurs raisons.

    Répondre
    • 24 mai 2020 à 10:53
      Permalink

      Merci pour ce commentaire !
      En effet, chacun peut se responsabiliser. En ayant les connaissances, on est à même de prendre de meilleures décisions. Comme pour tout, il s’agit de trouver le juste équilibre…

      Répondre

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