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SKIER EN TOUTE SECURITE (2 / 2)

Sur les pistes de ski

Pour s’assurer une sécurité au ski optimale, TOUJOURS TOUJOURS regarder au-dessus de son épaule pour vérifier que personne n’arrive par derrière.

LES 10 REGLES EN DETAIL POUR SKIER EN TOUTE SECURITE :

1 * Responsabilité / Respect d’autrui

Le skieur est responsable de son comportement et de son matériel. Tout skieur ou snowboarder doit se comporter de telle manière qu’il ne puisse mettre autrui en danger ou lui porter préjudice.

2 * Maîtrise de la vitesse et du comportement

Les accidents font souvent suite à des collisions dues à une vitesse excessive, à un comportement incontrôlé ou à une observation insuffisante de l’ensemble de la piste. Agissons en toute conscience pour nous adapter au besoin. Ajuster notre vitesse et notre comportement à nos capacités propres ainsi qu’au terrain, à la neige, aux conditions climatiques et à la densité de la circulation sur les pistes.

Sécurité pistes ski

Aussi, ralentissons lorsque nous approchons de zones où il y a beaucoup de skieurs, telles sorties de bar / restaurants d’altitude, les sommets / bas de pistes ou encore les abords des remontées mécaniques.

3 * Maîtrise de la direction / Trajectoires / Priorités

Le ski & snowboard sont des sports d’évolution libre où chacun peut évoluer en tout liberté. Il faut cependant respecter quelques règles. Pour profiter au mieux d’un moment de ski, se baser sur ses capacités personnelles et l’environnement. Notre attitude, vitesse et trajectoire ne doivent jamais gêner les autres skieurs. On ne coupe donc pas la trajectoire d’ autres skieurs lorsque l’on rejoint une piste. Le principe fondamental à ne jamais oublier est que le skieur du bas a toujours priorité. Le skieur en amont, celui qui est le plus haut, qui a donc une meilleure visibilité peut donc adopter la meilleure trajectoire afin de garantir la sécurité de l’individu en aval et ce, sans le gêner ni l’effrayer. Maintenir une distance suffisante entre soi et les autres skieurs afin de prévenir les évolutions du skieur devant soi.

4 * Dépassement

Pas de règle stricte pour le dépassement d’un skieur arrêté ou en mouvement : par amont ou par aval, par la droite ou la gauche, mais toujours avec une bonne distance pour prévenir les évolutions de l’individu dépassé sans lui causer aucune gêne. Lors de ce genre de manœuvre, toujours jeter un œil vers l’amont, et les autres skieurs.

5 * Pénétrer et s’engager sur la piste.

Rentrer ou démarrer après un arrêt sur une piste peut être source d’accidents. Il est donc impératif de s’insérer harmonieusement dans la circulation générale de descente en s’assurant par un examen de l’amont et de l’aval qu’il n’y a pas de danger pour soi et autrui.
Ensuite, même lentement le skieur de nouveau en mouvement jouit de nouveau du privilège de la règle 3 qui donne la priorité au skieur du bas.

6 * Stationnement

Tout skieur doit éviter de stationner sans nécessité sur les pistes, en particulier dans les passages étroits ou sans visibilité. Toujours s’arrêter sur en bordure de piste, dans un environnement dégagé afin de rester visible aux yeux de tous. Et jamais, ô grand jamais s’arrêter après une cassure de pente !

7 * Montée / descente des pistes à pied

Si nous devons monter ou descendre à pied, empruntons les bords de la piste. Les évolutions à contresens de la circulation générale perturbent évidemment le mouvement général de descente. Attention aux traces profondes laissées par les piétons !

8 * Respect du balisage et de la signalisation

Nous somme libres d’évoluer à notre guise mais devons veiller à la signalisation pour rester dans le cadre de nos capacités. La piste de couleur verte sera très facile, avec peu de pente, idéale pour les débutants,une bleue reste facile. Une piste rouge commence à devenir un peu plus technique et la noire est évidemment très difficile, forte déclivité et/ou bosses.

Respectons aussi le balisage, installé pour notre sécurité qui nous indique des zones de danger potentiel. Si une piste se présente fermée, ne pas s’y engager, donc…

9 * Assistance

En cas d’accident nous nous devons de prêter secours. Prêter assistance, donner les premiers secours au besoin et éventuellement alerter le service de sécurité. Comme sur la route, ne pas oublier de protéger l’endroit de l’accident. Comme le délit de fuite sur la route, le délit de fuite à ski est sanctionné, article 223-6 du code pénal.

10 * Identification

Témoin ou responsable ou non d’un accident, nous sommes tenus de renseigner notre identité. Le rapport des témoins est capital pour établir un dossier d’accident. Les compte-rendus des services de secours et de police ainsi que des photos sont des éléments précieux pour déterminer les éventuelles responsabilités.

Le département de la Haute Savoie propose cette vidéo pour concrétiser ces différents points de sécurité :

http://www.haute-savoie.gouv.fr/Politiques-publiques/Securite-et-protection-de-la-population/Votre-securite/En-montagne/L-hiver/Sur-les-pistes

Connaitre les blessures en ski pour les éviter

« Il me semble que le plus gros risque est de surestimer ses capacités de skieur sur les pistes. Si chacun skiait de façon à pouvoir réagir et s’arrêter net en cas de danger, notre sport serait beaucoup plus sûr. »
Hermann Maier, champion olympique super G & slalom géant (2 x médaillé d’or) :

Eh oui Hermann ! Si nous étions tous prévoyants, je n’aurais pas écrit ces lignes ! Ne travaillerais pas sur ce site non plus… Faisons donc le tour du sujet en 4 questions :

QUI SE BLESSE EN SKI ?

Les sports d’hiver sont à l’origine de 150 000 blessures par an en France. Sur la saison 2017/2018, un peu plus de 40 000 interventions des pisteurs secouristes ont été menées sur les différents massifs. Bonne nouvelle, la plupart sont évitables !

Cela paraît logique, les débutants en ski sont deux fois plus exposés aux accidents que les autres, surtout les quatre premiers jours. Il apparaît que la majorité des victimes sont des hommes : 6 sur 10 et 7 snowboarders sur 10.

La fracture du poignet représente l’accident le plus fréquent en snowboard. Et ce sont majoritairement les pratiquants de moins de 16 ans qui en sont le plus victimes (50 % des diagnostics).

Parmi les jeunes skieurs, 40% à 50% des blessures se produisent chez les débutants, souvent dès la première journée de ski. Alors même si le nombre des blessures s’annonce inférieur pour les skieurs experts que pour les débutants, les experts quant à eux sont plus susceptibles de se blesser gravement. Le port d’un casque est une option à étudier. Il semble réduire le risque de traumatisme à la tête de plus de 30%.

QUAND SE BLESSE-T-ON ?

La plupart des accidents se produisent en fin de matinée, pendant midi ou en fin d’après-midi. Moments où l’on peut imaginer une baisse de la concentration due à une certaine fatigue. Fatigue consécutive à un manque d’entrainement ou d’énergie, c’est pourquoi dans la 1° partie, la question de la préparation est très développée, https://rendez-vous-sage.com/skier-en-toute-securite/

Il s’agit de rester vigilant car les pistes, bien préparées durant la nuit, évoluent au fur et à mesure de la journée. Par les passages des skis, les conditions météorologiques, elles risquent de se creuser par endroits, de se bosseler ou par être comme décapées par les passages des skis, remettant ainsi à jour la sous-couche durcie.

Il faut veiller à rester conscient de sa forme physique. Attention donc à ne pas se laisser entraîner par son entourage à faire l’on ne se sent pas de faire : skier sur une piste qui ne nous convient pas, accepter de faire une dernière descente alors que l’on est exténué ou se forcer à redescendre à ski alors que l’on rêve de redescendre tranquillement en cabine. Il faut que cela reste un plaisir, ne pas se stresser et arrêtez de skier avant d’être épuisé.

COMMENT SE BLESSE-T-ON AU SKI ?

Les accidents les plus fréquents sont dus aux chutes « en solitaire », consécutives à une vitesse excessive, une mauvaise maîtrise de sa trajectoire ou une surestimation de ses capacités.

Les collisions, elles constituent juste 10% mais augmente à mesure que la vitesse moyenne des skieurs s’accroît, elle aussi… Car le matériel, en évolution constante, amène les débutants à se sentir plus rapidement à l’aise.

QUELLES SONT LES BLESSURES ?

Globalement, l’entorse du genou est l’accident le plus fréquent en ski alpin (1/3 des diagnostics) et sont souvent graves (rupture des ligaments croisés). Ces entorses concernent plus facilement les femmes alors que les hommes se blessent principalement le torse et les épaules. Les entorses du genou découlent à 50% d’une fixation mal réglée. 2 populations à risque apparaissent : la femme (plus de 25 ans) et le débutant (moins de 7 jours de pratique). Les fractures de la jambe et de la cheville sont également assez courants. Et malheureusement les enfants en sont facilement victimes.

Un réglage consciencieux du matériel évitera ces dommages comme abordé plus haut, au chapitre concernant la préparation du matériel, Réglages fixations ski.

En ski, ce sont donc plus les membres inférieurs qui trinquent alors qu’en snowboard c’est plutôt l’inverse avec l’ordinaire fracture du poignet : 1/4 des blessures.

Conseils ski

Dans le monde entier on remarque une nette augmentation des lésions cérébrales traumatiques et des lésions de la moelle épinière en ski et snowboard et représentent la majorité des blessures graves et handicaps importants ou des décès. Une prise de risque plus grande : saut d’obstacles, activités acrobatiques diverses en snowparks ou en free ride se multiplient et en est certainement la cause. La plupart des blessures sont consécutives à des collisions avec des objets fixes tels que des arbres ou poteaux. Inutile donc d’insister sur l’utilité capitale du port du casque…

Outre Atlantique, des recherches ont été menées afin de répondre à l’hypothèse d’un risque accru de lésions de la colonne cervicale pour les porteurs de casque. Des études cas-témoins menées auprès d’enfants et d’adultes n’ont pas confirmé cette hypothèse. D’autres recherches suggéraient que l’utilisation de protège-poignets pouvait augmenter le risque de blessures au coude, au bras ou à l’épaule, mais les résultats sont contradictoires et n’ont pas été confirmées par un essai contrôlé.

Par contre des études ont souligné l’efficacité de l’enseignement du ski et snowboard. Cet apprentissage encadré diffusant ainsi des comportements plus fiables, participe ainsi à la réduction des risques de blessure. 

Des stations nord américaines agissent dans ce sens en présentant une vidéo de sécurité & d’instruction de ski alpin dans les cars en route pour les domaines skiables. Et une réduction des blessures a été constaté ainsi qu’un développement du réglage et des autotests des fixations.

Le département de la Haute Savoie a choisi de mettre en ligne une vidéo pour illustrer ces recommandations : https://www.dailymotion.com/2608a954-4fc7-43e1-9d83-b2d2631dfe2b 

Le ski hors piste en sécurité

La pratique du hors piste, freeride ou ski de randonnée, est de plus en plus courant. S’affranchir du balisage des stations implique de considérer, malgré tout certaines règles :

A TOUS MOMENTS SAVOIR FAIRE LA BONNE EVALUATION

Dans un environnement naturel parfois rude, il est bon d’être sur le qui vive.

Sécurité ski hors piste

La sécurité au ski, c’est, évidemment de se méfier de son environnement mais aussi de nous mêmes car nous sommes parfois notre pire ennemi ! Nous risquons tous les jours, à plus ou moins grande échelle et avec des conséquences plus ou moins importantes d’être abusé par les pièges de notre inconscient :

ski hors piste
  • L’habitude
  • L’obstination
  • Le désir de séduction
  • La sensation de rareté
  • Le positionnement social
  • L’aura de l’expert engendrent des actions que l’on pourrait qualifier de mécaniques, tellement nous agissons “en pilote automatique” dans ces configurations là. Avoir l’ambition de skier en sécurité exige d’être réellement conscient de nos faits et gestes et de leurs conséquences. Veiller à ne pas se laisser glisser vers la facilité, par des réflexions faussées par un égo mal en point ou un besoin de reconnaissance.

Le site de l’Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches (l’ANENA) relaye parfaitement ces risques sur cette page au travers d’un témoignage et d’une analyse pertinente de notre comportement : http://www.anena.org/7059-avalanches-et-prises-de-decision-les-raccourcis-qui-tuent.html. « Parce que ces mécanismes marchent si bien, et parce qu’on y a recours presque tout le temps, nous sommes peu préparés à nous méfier d’eux, même quand il s’agit de prendre des décisions graves. »

Voyons par exemple, le mécanisme de l’habitude : « Au lieu de se creuser la tête pour imaginer à chaque fois ce qui est le plus approprié, on se comporte simplement comme on l’a fait auparavant pour une situation similaire. La plupart du temps, ce mécanisme est fiable. Mais quand le danger change alors que la situation reste familière, l’habitude peut devenir un piège. Apparemment, il y a une tendance chez les groupes les plus entraînés à prendre des décisions plus risquées en terrain familier qu’en terrain nouveau. »

CONNAITRE LA NEIGE POUR SKIER EN SECURITE

La neige se transforme en permanence par différents facteurs avec chacun un impact.

Les facteurs naturels sont la chaleur, le froid, le vent, le poids, l’humidité, la quantité de neige et la période de la saison.

Les facteurs topographiques eux, concernent la localisation et l’inclinaison des pentes des montagnes.

Les facteurs humains pour finir sont constitués par le trafic d’une pente qui sera plus ou moins tracée et skiée.
Le manteau neigeux se compose de plusieurs couches dont chacune aura subi sa propre métamorphose. Quand on pratique le ski hors piste, il est bon de connaître la composition et l’historique de chaque couche et d’être bien conscient de l’interactivité de toutes ces données.

LE RISQUE DES AVALANCHES

Comment prévenir la menace d’une avalanche quand on sait que 90% des victimes d’avalanche en sont eux-mêmes la cause ?

L’Agence Française pour la Biodiversité nous fournit des précisions sur les différentes caractéristiques des couches de neige. Il existe tout particulièrement 3 contextes risqués : situation de neige fraîche, de plaque à vent et de neige lourde : http://ct09.espaces-naturels.fr/node/1661.

La fin de cette vidéo est assez spectaculaire si l’on veut entendre à quoi ressemble le bruit que fait la neige quand elle part en avalanche ! http://mountainacademy.salomon.com/fr/demo/257/signes-annonciateurs-du-danger-en-montagne

Panneaux d’alerte d’avalanches

A noter que le risque d’avalanche et de détachement de plaque sont possibles même avec le niveau 1 !

Signification détaillée des panneaux d’alerte d’avalanches

Le niveau 1 représente un niveau de danger peu élevé. Le déclenchement d’une avalanche est possible dans le cas d’une charge pondérale importante comme un groupe. Les conditions son bonnes. Attention : les pentes raides ne doivent être empruntées que par un skieur à la fois.

Le niveau 2 représente un risque d’avalanche modéré. Le déclenchement d’une avalanche est possible dans le cas d’une charge pondérale importante sur une pente raide. Dans l’ensemble les conditions sont plutôt bonnes. Cependant il convient d’être vigilant dans le choix de votre itinéraire.
Le niveau 3 représente un risque d’avalanche considérable. Le déclenchement d’une avalanche est possible dans le cas d’une charge pondérale moindre comme par exemple un seul skieur. Dans l’ensemble les conditions sont critiques. Il faut être très vigilant dans le choix de son itinéraire, les pentes raides et les expositions concernées sont à éviter.
Le niveau 4 représente un risque d’avalanche élevé. L’avalanche se déclenchera très probablement dans le cas d’une charge pondérale moindre. Les conditions sont très critiques. Le mot d’ordre : rester sur les pistes.

Le niveau 5 représente un risque d’avalanche très élevé. Il faut s’attendre à des avalanches à tout moment, même sur des pentes douces. Les conditions sont désastreuses. Le mot d’ordre : oublier le freeride et le ski de rando pour le moment !

SKIER EN ZONE POTENTIELLEMENT DANGEREUSE

Les menaces d’avalanche sont accrues lorsqu’il y a risque de surcharge sur le manteau neigeux. De récentes grosses chutes de neige, les passages de skieur(s) ou un alourdissement, dû à un réchauffement par exemple, des couches de neige détériorent la stabilité du manteau.
Dans ces conditions particulières, où l’on se soumet aux forces de la nature, il convient d’adopter le comportement adéquat. Notre sécurité à ski tiendra à notre capacité à agir en toute conscience ! Outre la concentration nécessaire pour bien choisir sa trajectoire, voyons quelques points à enregistrer afin de ne pas créer de situations incertaines.

13 POINTS DE VIGILANCE
EN HORS PISTE

  1. Prendre connaissance du niveau du risque d’avalanche via les bulletins météo ou par les drapeaux des stations de ski.
  2. Les pentes convexes (bombées) cassent plus facilement que les concaves.
  3. Eviter les zones exposées à de multiples conditions néfastes  : au vent, sur une crête, en contre pente ou en pied des falaises.
  4. Se méfier des ruptures de pentes.
  5. Emprunter les pentes les moins raides,  moins susceptibles de se fissurer. Il est préférable de ne pas aller au delà de 30 degrés. Les pentes de 30 à 45 degrés sont idéales mais se révèlent être le meilleur théâtre pour avalanches.
  6. Progresser de zone sûre en zone sûre et s’arrêter dans des endroits protégés, les ancrages de la neige, tels blocs, forêt dense, croupe ou reliefs.
  7. Ne jamais s’arrêter en aval (en-dessous) de la trace des précédents skieurs : le risque d’avalanche y est décuplé.
  8. Evoluer en douceur, éviter les virages brusques et, si possible, les chutes.
  9. Placez vos skis dans une direction d’échappe vous permettant d’éviter une potentielle avalanche. 
  10. Passer un à un en zone risquée. Laisser une bonne distance de sécurité entre chaque membre du groupe afin d’éviter une surcharge sur les plaques de neige.
  11. Garder un œil sur les autres membres du groupe
  12. Attention aux éventuels groupes en-dessous ou au-dessus qui ne seraient pas respectueux de la sécurité.
  13. S’entraîner à la recherche avalanche et porter ARVA, pelle et sonde.

Les trompe-la-mort ont toujours existé, une mode s’est développée chez certains freeriders qui s’amusent à défier les avalanches. Leur parade : un suréquipement de sécurité… Ineptie ! ! Une avalanche est d’une puissance extrême. La vitesse peut atteindre 300 km/h sur terrain raide. ARVA, pelle, sonde et nouveautés comme l’airbag ou l’avalung sont des outils de dernier secours. Ces équipements, quoique d’une importance capitale, n’empêcheront jamais à l00% blessures ou décès et ne constituent, en aucun cas, une assurance-vie !

Le site : https://www.skiinfo.fr/actualites/a/618927/avalanche-prenez-garde-aux-signes-avant-coureurs formule : « Être emporté par une coulée de neige, c’est comme être percuté par une voiture à toute vitesse. En cas d’ensevelissement, la pression est indescriptible, vous ne pourrez sans doute plus que bouger vos orteils dans vos chaussures. Ajoutez à cela, la crainte et le sentiment d’être à peine capable de respirer; vous n’avez absolument aucun autre contrôle que celui de vos pensées…. »

PRIS DANS UNE AVALANCHE…

Quelles réactions adopter si une avalanche se déclenche ?

Imaginer que l’on peut s’en échapper en descendant plus vite est une gageure. C’est juste impossible. Par contre, il est valable de chercher à s’écarter de la coulée, en s’orientant vers les côtés.

Si la coulée nous rattrape, il faut chercher à attraper un arbre, un rocher afin d’éviter d’être emporté. Il est judicieux de se débarrasser de son sac à dos s’il est lourd parce qu’il nous tassera vers le bas alors que l’objectif est de tenter de rester à la surface. En effet, les chances de survie en étant enseveli sont juste de 50%… Par contre, si le sac à dos est léger, il vaut mieux le garder car il fournira une protection contre les chocs, le froid.

Le site http://mountainacademy.salomon.com/fr/demo/298/que-faire-dans-une-avalanche insiste sur l’importance de rester au maximum en surface. Si le chaos neigeux nous embarque, se débarrasser des bâtons, skis qui nous plomberaient vers le fond. Puis afin de rester en surface de la masse neigeuse, si c’est possible, faire de grands mouvements de natation à contre courant de l’avalanche.

Le phénomène terminé, il est inutile de s’épuiser à crier secours sans discontinuer. En revanche, si l’on est enseveli, dégager un maximum d’espace pour respirer, tenter de percer la couche de la neige, avec son bras ou un bâton, si l’on est pas trop loin de la surface.
Si l’on est coincé, il s’agit de s’apaiser, crier par intermittences et surtout, surtout ne jamais s’endormir !

Ces situations sont extrêmes et rares, fort heureusement ! La montagne est un lieu magique mais comme tous milieux naturels, y évoluer exige une certaine attention.

Pour skier en toute sécurité, skions en pleine conscience pour rester maître de ses gestes, de ses décisions. Puis un peu comme au volant d’une voiture, il s’agit également d’anticiper les éventuelles erreurs des individus alentours.

Les stations nord-américaines, avec leurs vidéos d’instruction et de sécurité, prouvent l’utilité de la prévention. Connaitre les risques nous tient à l’écart des soucis et nous donnent une longueur d’avance pour réagir pertinemment face aux dangers.

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Une pensée sur “SKIER EN TOUTE SECURITE (2 / 2)

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    Drôlement complet. On croit tout savoir mais, en fait, on ne connait pas ou on les a oubliés tout ce qui peut éviter de gros pépins au lieu de merveilleuses vacances.
    A bouquiner sérieusement.

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